20/02/2013
Epinards de Rêve : Bourani Esfenaj
Je ne me suis jamais remise de la première fois ou j'ai gouté du bourani esfenaj. Encore un de ces mélanges dont les Iraniens ont le génie. C'était l'été, on crevait de chaud il faisait chaud, très chaud. On nous avait servi un merveilleux Baghala Polo (riz à l'agneau, aux fèves et à l'aneth) et c'était exactement ce que j'avais envie de manger avec. L'acidité du yaourt mêlée à la douceur un peu âpre des épinards. Des noix pour le croquant. Désaltérant à souhait. Ce fut une révélation. Depuis c'est devenue l'une de mes recettes-phare: pour un déjeuner sur le pouce, un pique- nique au bord de la Seine, un buffet, un apéro improvisé et bien entendu en accompagnement des plats de riz ou de viande iraniens.
06/02/2013
Du Soleil en Hiver : Yogurtlu Havuç - Dip de Carottes au Yaourt
C'est officiel, j'en peux plus de l'hiver. J'en peux plus des choux, des navets, des butternut, des rutabagas, des topinambours, des panais, des radis noirs et des endives. J'en ai ma claque.
J'ai envie de fraicheur, j'ai envie de vert (pour ne pas les vexer, n'oublions pas les ambassadeurs du vert en hiver: épinards, mâche et blettes). J'veux du soleiiiiiiil. Eh ben ma fille, c'est pas gagné, le printemps c'est pas encore pour demain ... quoique. Si on regarde du côté de ma Turquie chérie, la situation n'est pas si désespérée. Les Turcs sont quand même les inventeurs des mezze et ont le génie des trempettes tartinades dip (Avouez que le terme anglais est quand même plus glamour!). Le yogurtlu havuç (dip de carottes au yaourt) en fait partie.
Simplissime, sublime, ensoleillé : le yogurtlu havuç m'a sauvé de la déprime hivernale. Et si en plus de ça on lui associe quelques olives violettes, des galettes de pita, du zaatar (zaatar + huile d'olive) et un petit verre de raki ... on a presque l'impression d'être au bord du Bosphore un soir de mai. Pas mal non?
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| Carl Axel Magnus Lindman [Public domain], via Wikimedia Commons |
28/01/2013
Suprême bergamote : Tarte Vegan à la Bergamote
Eh ben oui, en République du Foodistan on cuisine aussi végétalien (ou vegan, c'est vous qui voyez): une vraie démocratie, c'est moi qui vous le dit.
Plus sérieusement, la cuisine vegan me fascine pour deux raisons:
D'une part, elle est hyper-créative et audacieuse (parce que la salade de crudités c'est un peu trop facile et un peu lassant à la longue...). Saviez-vous qu'avec des graines de lin moulues et trempées dans l'eau on obtenait le mucilage, substance identique à celle du blanc d’œuf et donc substitut idéal à ce dernier? Personnellement, ça m'éclate.
D'autre part, elle est souvent délicieuse. Elle ose les mélanges et révèle les saveurs.
Ce que j'aime par dessus tout c'est de savoir qu'à l'aide des seuls végétaux on arrive à reproduire certains ingrédients a priori seulement disponibles dans le monde animal.
21/01/2013
Le retour de la bergamote : Bergamotes Confites à la Marocaine
Bon la marmelade de bergamote au petit-déj, c'est top. Mais j'avais besoin de plus de bergamote dans ma vie. Et puis j'avais envie de voir ce que cette petite métisse moitié bigarade moitié lime avait dans le bide quand on la travaillait avec du salé. Eh ben, j'peux vous dire qu'elle assure. Elle sublime le tajine (celui aux petits-pois, au poulet ... ), elle bouscule le riz aux fèves et à l'aneth si cher aux iraniens (patience, vous aurez la recette au printemps), elle donne la pêche à une ratatouille ou une caponata, je ne vous parle même pas du duo qu'elle forme avec la salade de lentilles... .
Attention recette ultra facile.
Attention recette ultra facile.
17/01/2013
Un anniversaire : THE Brownie
Dimanche dernier mini miss djoon a soufflé ses 3 bougies... déjà.
Pas question de se planter sur le gâteau. Je n'ai pas eu à tergiverser longtemps.
- Primo, il fallait qu'il soit au chocolat : le parfum préféré de la souris. Etonnant pour un enfant de 3 ans... .
- Secundo, je n'ai - et ne reconnais - qu'une recette de gâteau au chocolat (enfin, en dehors de celle-ci): celle du brownie.
J'adore ce gâteau, cela fait presque 32 ans que j'en mange et je ne m'en lasse pas. Anniversaires, Noël, goûters, diners, soirées etc... ma mère n'avait de cesse de préparer son fameux brownie et elle aurait eu tort de s'en priver puisqu' à chaque fois, c'était un succès absolu. Mes sœurs et moi étions, et sommes toujours, ses premières fans.
Bien entendu, quand j'ai commencé à m’intéresser à la cuisine, c'est la première recette que j'ai réalisé seule (après l'avoir observé un nombre incalculable de fois: ben ouais, si on restait jusqu'au bout de la préparation on pouvait lécher les batteurs! Que celui qui ne s'est jamais adonné à ce plaisir lève la main.)
Bref. Je m'apprête donc aujourd'hui à vous livrer la sacro-sainte recette du brownie, celle avec laquelle vous êtes sur de vous faire des amis.
14/01/2013
Un, deux, trois bergamote : Marmelade de Bergamote
Jusqu'à il y a peu la bergamote se limitait, pour moi, au thé Earl Grey, à l'eau de Cologne et aux fameux bonbons nancéens. Un peu limité comme répertoire. A vrai dire je en savais même pas à quoi ressemblait ce fruit. Et puis, il y a quelques années, au beau milieu du mois de janvier, tandis que je faisais mon plein de fruits et légumes hebdomadaire, mon regard fut attiré par une pyramide de beaux fruits dorés surmontés d'un écriteau mentionnant "bergamote". Trop heureuse de faire enfin connaissance avec ce fruit, j'en achetais 1 kilo.
06/01/2013
Betteraves au Yaourt complètement iraniennes : Mast-o-Labou
Les betteraves et moi on était pas copines: souvenirs de cantine.
Et puis je suis partie à Téhéran l'hiver, et de la même façon qu'à Paris on trouve des vendeurs de marrons ou de maïs à chaque coin de rue, ce sont de betteraves chaudes dont se régalent les iraniens quand il fait froid.
Crue, on la nomme tchoghondar, cuite elle devient labou.
Un peu dubitative au début, j'ai vite succombé au plaisir de la betterave, à ce petit goût à la fois terreux et sucré (une pensée pour B-Wak en écrivant cet article : betterave-addict jusqu'au bout des ongles).
Crue, on la nomme tchoghondar, cuite elle devient labou.
Un peu dubitative au début, j'ai vite succombé au plaisir de la betterave, à ce petit goût à la fois terreux et sucré (une pensée pour B-Wak en écrivant cet article : betterave-addict jusqu'au bout des ongles).
La betterave brute, toute chaude, ok, c'est top mais pour mes dîners parisiens j'étais pas sure que ça le fasse (Je suis snob ;-)... pas vrai Boris?). Du coup, je suis allée faire un petit tour dans les cuisines iraniennes pour voir s il existait d'autres façon de la cuisiner. Et - j'aurai du m 'en douter - l'une des recettes les plus prisées est celle des betteraves (labou) au yaourt (mast). Trop fastoche, trop savoureuse, trop belle.
14/12/2012
Promenons-nous dans les bois : Pickles de Champignons
Monsieur djoon et moi même sommes de GRANDS amateurs de champignons. Autant vous dire que dès que l'automne pointe le bout de son nez, pleurotes, girolles, cèpes, shitakés, champignons de Paris & co s'invitent à notre table régulièrement. Avec des pâtes, du veau, dans un risotto, on a même trouvé le moyen de les intégrer à la recette de notre gormeh sabzi chéri.
Tandis que je venais tout juste d'accoucher nous avons quand même trouvé le courage de préparer nos 7000 valises chargées de sérum physiologique, vitamines d & k, bodies, pyjamas, blablabla et d'aller nous faire dorloter chez mes parents.
Je sais pas si c'est parce qu'elle était sous le coup de l'émotion d'avoir un petit-fils, mais ça a mis ma mère dans un état de nostalgie et elle nous a préparé une de ses recettes des années 70 : des pickles de champignons. Eh ben, vive les années 70! C'était trop bon.
En Iran, on adore les pickles, que l'on nomme torshi, on en sert en accompagnement des khoresh et des différentes sortes de riz ( le riz aux fèves, aux haricots...). On fait des torshi de tout ou presque: ail, aubergine, céleri, chou-fleur, concombre, carotte, alors pourquoi pas de champignon?
Depuis vous vous doutez-bien que j'en ai refait et c'est toujours aussi bon et addictif.
A vos champignons!
04/12/2012
La saison des coings : Dolmeh-ye Beh
Cette année l'automne est arrivé les bras chargé de cadeaux dont le plus beau fut la naissance de Monsieur Bébé Djoon... ce qui explique mon long silence.
Parmi les autres trésors que nous offre cette douce saison, voici mes préférés: les champignons, les pommes et les poires, les endives, les noix, les grenades et surtout les coings! C'est un fruit que j'ai longtemps boudé avec sa peau trop épaisse et infernale à peler et puis cette exigence de diva: il se mange uniquement cuit. Trop capricieux pour moi.
Et puis il y a eu ce séjour en Corse à l'automne et dans le jardin un cognassier dont les branches ployaient sous le poids de ces magnifiques fruits dorés qui dégageaient un parfum divin. Je me suis, à l'époque, lancée dans la préparation de gelée et de pâte de coing. Pas mal, mais j'étais sure qu'il y avait d'autres moyens de mettre à l'honneur l'extraordinaire parfum de ce fruit.
05/10/2012
Salade Italienne un peu Japonaise: Brocolis, Mozzarella, Gingembre
La cuisine italienne me fait tourner la tête, pas vous?
Les pâtes, le risotto, la façon de préparer les légumes. J'aime la façon qu'ont les italiens de manger, de se saper pour aller au restaurant, j'aime le profond respect qu'ils ont pour leurs rituels gastronomiques, j'aime la façon dont ils se réjouissent autour d'un plat ou de bons produits. J'aime la cuisine italienne parce qu'elle est vraie, j'entends par là: authentique et pas snob. De simples pasta cacio e pepe (pâtes au pecorino et au poivre), un verre de vin blanc et tu files au paradis.
J'en profites pour vous recommander l'excellent blog de Floriana. J'ai testé plusieurs de ses recettes: simplissimes et divines. En plus elle est drôle et elle a un style inimitable.
Le Japon, c'est un de mes rêves. Aller faire un tour dans les cuisines, sur les marchés et m'enivrer de ces mets subtils et délicats. En attendant je hante les quelques restaurants dignes de représenter le Japon à Paris et ailleurs.
Je ne sais pas si un jour j'oserai préparer un repas japonais tant cette cuisine me semble délicate. En revanche l'idée de réaliser une recette japonisante me rassure davantage.
Dans ma dernière commande à la ruche qui dit oui!, j'avais sélectionné du brocolis. C'est un légume que j'aime beaucoup surtout quand il est préparé avec un pied en Italie et l'autre au Japon... vous me suivez?
Les pâtes, le risotto, la façon de préparer les légumes. J'aime la façon qu'ont les italiens de manger, de se saper pour aller au restaurant, j'aime le profond respect qu'ils ont pour leurs rituels gastronomiques, j'aime la façon dont ils se réjouissent autour d'un plat ou de bons produits. J'aime la cuisine italienne parce qu'elle est vraie, j'entends par là: authentique et pas snob. De simples pasta cacio e pepe (pâtes au pecorino et au poivre), un verre de vin blanc et tu files au paradis.
J'en profites pour vous recommander l'excellent blog de Floriana. J'ai testé plusieurs de ses recettes: simplissimes et divines. En plus elle est drôle et elle a un style inimitable.
Le Japon, c'est un de mes rêves. Aller faire un tour dans les cuisines, sur les marchés et m'enivrer de ces mets subtils et délicats. En attendant je hante les quelques restaurants dignes de représenter le Japon à Paris et ailleurs.
Je ne sais pas si un jour j'oserai préparer un repas japonais tant cette cuisine me semble délicate. En revanche l'idée de réaliser une recette japonisante me rassure davantage.
Dans ma dernière commande à la ruche qui dit oui!, j'avais sélectionné du brocolis. C'est un légume que j'aime beaucoup surtout quand il est préparé avec un pied en Italie et l'autre au Japon... vous me suivez?
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